vendredi 11 mars 2016

Films sur la pêche au Musée de la Marine de Paris




Du 16 au 19 MARS prochain, le musée national de la Marine est heureux de vous convier au 3e
 cycle de projections de films documentaires et de fiction :


 LA PÊCHE FAIT SON CINEMA !

Ce cycle est articulé, comme les précédents, autour d’une grande exposition, celle consacrée du 6 octobre 2015 au 26 juin 2016 au thème de « La grande pêche » dont le titre est « Dans les mailles du filet »

De quelle manière les documentaristes, à travers une approche ethnographique à caractère scientifique, ont-ils témoigné des réalités sociales, culturelles, techniques, économiques, religieuses, écologiques … du fait maritime de la grande pêche ?
Comment les réalisateurs de films de fiction ont-ils traduit, en fonction de leur point de vue de créateurs d’images à dimension artistique, ces mêmes réalités du fait maritime de la grande pêche ?
L’ambition de ce cycle est de proposer des lectures croisées d’œuvres cinématographiques anciennes et contemporaines et de montrer que toutes les images, celles du cinéma du réel comme celles du cinéma de fiction, peuvent contribuer à une connaissance élargie de ce fait maritime fondamental de La grande pêche.


N’oubliez pas  de réserver votre place !
PROJECTIONS GRATUITES à l’auditorium du musée national de la Marine.



Musée national de la Marine
17, place du Trocadéro
75116 Paris
Standard : 01.53.65.69.69
Information/réservation au 01.53.65.69.53

jeudi 14 janvier 2016

Le paquebot Saint Laurent de la Compagnie générale transatlantique (1905)




Le Saint Laurent (deuxième du nom, le premier avait été mis en service par la même compagnie en 1866) était un cargo-mixte construit à Grand Quevilly par les Chantiers de Normandie pour la Compagnie générale transatlantique. Un navire identique avait été préalablement construit sous le nom de Hudson pour la même compagnie. Cette paire de navires était destinée au transport des émigrants vers le continent américain ce qui explique leur manque de notoriété par rapport à d'autres unités de la compagnie. Mis en service en mai 1905 sur la ligne du Mexique, le Saint Laurent naviguera alternativement sur cette ligne et sur celle de New York à partir de février 1906.

Il est réquisitionné comme navire auxiliaire le 30 août 1916  ; son équipage est alors constitué de marins civils mobilisés. Il sera utilisé pour le transport de troupes et de matériels à destination de Salonique.

Il quitte Marseille le 30 janvier 1917 pour gagner une nouvelle fois Salonique. Une escale est prévue à Malte. Il emmène 246 soldats, 135 civils de nationalité grecque et 50 déserteurs sous la garde de 6 gendarmes. Sa cargaison comprend 2 300 tonnes de marchandises diverses, 400 tonnes de carburant pour avions, et des munitions. Après un voyage paisible, il parvient à Malte le 3 février au matin et prend place à quai.

L5 février 1917, peu avant 8 heures, alors que le navire est toujours à quai, deux énormes explosions retentissent à son bord. Le navire est dévasté, corps et débris retombent à la mer et sur les quais avoisinants. S'ensuit un très violent incendie à son bord. Des marins britanniques participent aux secours. Le navire est bien sûr toujours chargé de munitions et, afin d'éviter une explosion qui serait catastrophique pour la ville, les autorités portuaires le font remorquer au large et torpiller.


dimanche 3 janvier 2016

Paquebot "La Corse" de 1872



En avril 2011, nous publiions sur ce blog ce cliché du cargo La Corse. L'auteur de l'article s'interrogeait sur les origines de ce navire. Rangeant notre documentation, le cliché retombe sous nos yeux et les recherches reprennent. Voici leur résultat.

En mai 1870, la convention postale pour les lignes d'Afrique du Nord (auparavant détenue par les Messageries Maritimes) est attribuée à la compagnie Valéry, armement fondé en 1843 à Bastia. Pour remplir ses nouvelles obligations, l'armement corse fait construire par le chantier Scott de Greenock en Écosse une série de huit navires identiques :
Afrique (1872), Ajaccio (1872), Bastia (1872), La Corse (1872), Immaculée Conception (1872), Maréchal Canrobert (1873), Mohamed El Sadock (1873) et Lou Cettori (1873).

Mais les résultats financiers de la compagnie ne sont pas satisfaisants et en 1880, la convention est attribuée à la Compagnie Générale Transatlantique à laquelle ces huit navires sont cédés au mois de décembre.

Intéressons-nous de plus près au navire de la carte postale. La Corse fut lancée le 22 juillet 1872. Après son acquisition par la CGT, elle est transformée en cargo par les chantiers de Penhoët au cours du second semestre 1881 puis est utilisée sur plusieurs routes méditerranéennes. C'est après cette transformation que le cliché a été réalisé dans le port de Cannes devant lae quai St Pierre. En 1896, le navire est affecté à la route Bordeaux – St Nazaire – Londres. En mars 1897, il est échoué au large de Brest pour éviter un naufrage dû à une voie d'eau. Réparé à Penhoët, il reprend son service mais est vendu en 1902 à une compagnie de Manille qui lui donne le nom de De la rama. Il disparaît des listes avant 1910.